Montpellier Histoire & Photos

8éme ville de France - 500 descriptions - 700 photos

Depuis 1999

Ancien Musée Fabre

Le bâtiment que l'on voie sur la photo a été construit entre 1682 et 1686 par l'architecte Savy, alors aux ordres de la Société de Jésus. Ensuite entre 1689 et 1692 ils construisent le bâtiment à deux étages donnant sur la grande cour (Sébastien Bourdon) ainsi que la porte d'entrée située rue de la Vieille Aiguillerie.

 

C'est l'architecte Jean Giral qui construit l'église qui deviendra l'église Notre Dame des Tables. Les travaux durèrent de 1707 à 1748 et consistèrent à agrandir la chapelle en remplacement de l'église du même nom maintes fois détruite que l'on trouvait sur la place Jean Jaurès. Bref on se rend compte qu'ils furent les Bouygues de l'époque.

 

Ce bâtiment abritait la bibliothèque Centrale et de nos jours c'est le musée Fabre qui l'occupe. La bibliothèque Centrale a déménagé officiellement le 31 Octobre 2000 à la Bibliothèque d'Antigone. La surface récupérée reviendra au musée Fabre qui devrait être réhabilité dans les années à venir faisant passer sa surface de 4600m2 à environ 11000m2. Ce sont les architectes Bordelais Brochet, Lajus & Pueyo, ainsi que l'architecte Nebout 3 Rue Tresoriers de La Bourse 34000 Montpellier Hérault tel : 0467606216 fax : 0467662083 qui sont chargés de sa réhabilitation devant se terminer fin 2006.

Avant la réhabilitation, au centre de la cour en se rendant au Musée Fabre, on pouvaitt voir une mosaïque Gallo-romaine à décor de dessins géométriques et de dauphins, découvert en 1968 sur le site des fouilles de Latara (Lattes).

 

Cet ensemble servi au lycée des garçons et fut aussi le collège des jésuites. Il y avait des murs sur le devant du boulevard Bonne-Nouvelle et l'on ne pouvait pas accéder au parvis ou se trouve le triptyque d' Injalbert. Il ne reste des murs que leurs assises et les 2 poteaux de l'ancien portique d'entrée.

Triptyque d'Injalbert

 

Sur le mur de gauche se trouve le triptype d'Antonin Injalbert qui fit scandale lorsqu'il fut élevé à l'entrée d'une galerie marchande en 1895 se trouvant à l'époque sur la Place de la Comédie. On le voit beaucoup mieux de nos jours car la réhabilitation complète et réussie du Musée Fabre lui a redonné sa beauté originelle.

 

Il fut jugé indécent par le journal royaliste “l'éclair" qui titrait en 1897, halte à la pornographie. Il est installé dans cette cour depuis 1965. Avant d'être installé sur la Comédie ce triptyque fut exposé à Paris au salon du champ de Mars en 1894. C'est à la même époque que la place de la Comédie prends peu à peu la physionomie que l'on retrouve de nos jours. Des compagnies financières bâtissent les immeublent qui entourent cette belle place et l'une d'entre elles charge le sculpteur Injalbert de décorer l'entrée d'un passage entre la rue de la loge et la Comédie. Recyclant son oeuvre Injalbert fixe son oeuvre au dessus de la galerie. Horifiés, les bourgeois bien-pensants de l'époque demande son retrait immédiat. Ce qui est fait au bout de 15 jours. Injalbert en fait alors don à la Ville, à une condition expresse : qu'elle l'expose dans un lieu public et conseille même la Ville pour le placer sous les rocailles du chateau d'eau du Peyrou. Plus sagement et ne voulant pas heurter la sensibilté de certains administrés pudiques mais souvent riches et influents, la ville range ce tryptique dans un débarras. Ce n'est qu'en 1965 qu'il est dépoussiéré et fixer sur le mur de l'ancienne bibliothéque, jouxtant le musée Fabre. On ne les verra plus trop car la végétation cachera au grés des saisons l'objet pornographique, et comme un hasard, la ville ne se précipitera pas pour enlever le lierre qui recouvre celle-ci. Ironie de l'histoire, chaque clients du futur restaurant et qui viendront assouvir leur plaisir de la chair passeront dessous....

 

Elle a pour nom La Poésie de l'Amour dans la passion et la mélancolie. Au centre du triptyque, on voit un macaron qui représente un satyr d'expression joyeuse et malicieuse. Son regard se porte sur un jeune satyre et une nymphe qui, à force de danser se sont laissés tomber et ont de la peine à se relever.

 

De l'autre coté, la valse est terminée et le satyre est fatigué ne cherchant qu'à se reposer alors que la nymphe plus fougueuse et intrépide l'embrasse pour le consoler et se décide à danser encore.

 

Quelques dates concernant ce lieu

    •    1630 : Don aux pères Jésuites du collège des Humanités (Collège des Jésuites).

    •    1682 : reconstruction du collège des humanités par les Jésuites.

    •    1707-1748 : construction de la chapelle du collège des jésuites par l'architecte Ch.Daviler.

    •    1762 : les pères Jésuites, la société de Jésus, sont frappés par la condamnation de leur ordre par un arrêt du parlement de Toulouse et quittent le collège qu'ils avaient fondé et dirigé depuis 130 ans.

    •    1762-1763 : réorganisation du collège des Jésuites qui devient le collège Royal de Montpellier, l'enseignement devient gratuit.

    •    1803 : la chapelle du collège des jésuites devient l'église paroissiale Notre Dame des Tables ; un décret instaure un lycée des garçons en lieu et place du collège des jésuites, il fonctionnera jusqu'en 1950, date où celui-ci déménage dans l'ancienne caserne Joffre (Citadelle).

    •    1994 : réhabilitation des planchers et de la toiture par la Ville.

    •    2007 réhabilitation complète et rationnelle du Musée Fabre.