Montpellier Histoire & Photos

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Chateau LE LEZ  dit l’immeuble qui pousse

Photo du 27 février 2000

C'est une première en France, les murs des façades seront végétalisés. Les façades sont en béton avec des pierres scellées lors du coulage devant permettre l'accrochage de la végétation. Quand celle-ci aura pris je placerais une photo avec végétation. En mars 2002 rien n'a poussé.......patience et longueur de temps......

en février 2006 ça pousse toujours pas....comme quoi on doit toujours se méfier des services marketing..

La nouvelle architecture renoue avec la nature. Ainsi, Edouard François a déguisé sa dernière construction en vieille maison de pierre recouverte de mousse.

On s'y promène sur des passerelles à la cime des arbres et, quand il fait beau, on déjeune dans une cabane sur pilotis. Un rêve d'enfant devenu réalité pour les 64 propriétaires de la dernière construction de l'architecte-paysagiste Edouard François.

Avec sa base formée d'énormes blocs de rochers dont certains dépassent 11 tonnes et ses cabanes en bois sur pilotis dorés qui s'élancent vers le ciel, le "château le Lez" ne passe pas inaperçu. D'autant que depuis quelques semaines sa façade se couvre peu à peu de verdure.

"Entre les pierres de lave de Turquie, qui comme la pierre ponce est très poreuse, j'ai disposé plus de deux tonnes de graines de Sedum", raconte Edouard François. Un grillage inoxydable retient les milliers de plantules. La paroi est parcourue de profondes rainures où l'eau peut circuler.

Un arrosage automatique, enrichi en engrais, est prévu une heure par jour - la nuit, en l'occurrence - sans risquer de provoquer d'intempestives infiltrations car l'étanchéité intérieure a été renforcée.  

Le Sedum - de la famille des Crassulaceae - est une plante de rocaille à la fois rustique, bien adaptée au climat méditerranéen et peu gourmande en eau. "Elle peut rester un an sans boire une goutte !" assure l'architecte. De quoi la mettre à l'abri d'une copropriété mesquine qui couperait le robinet !

Outre sa parure feuillue qui dès septembre se parera de petites fleurs roses, cet immeuble très "roots" offre une ballade unique dans les arbres: la cime des vingt platanes de 18 mètres de haut lèche des passerelles en bois et des cabanes à ciel ouvert sur pilotis : ce sont les terrasses privées. Sur les balcons, bordés d'une simple palissade, un trou alimenté en eau est prêt à accueillir un arbuste. Amusant, non ?

Ce mariage entre minéral et végétal répond à la volonté d'Edouard-François de ne jamais perdre le contact avec notre bonne vieille terre tout en ayant la tête dans les feuillages ! Une tendance de fond dans l'habitat urbain du XXI ème siècle. Celui-ci offrira un bol d'air permanent sans quitter la ville, en brouillant les pistes entre le béton et la nature...

Le jeune architecte de l'École de Versailles ne compte pas en rester là. Après Amiens et Montpellier, il s'attaque à la Capitale. A l'automne 2000, il fera sortir de terre, dans le XVIIème arrondissement de Paris, un immeuble en béton blanc et gris de l'Office HLM... entièrement gainé de bambous blancs. Élégant.

 

Construction de 64 logements et 47 places de stationnement z.a.c. des berges du Lez - Antigone - Montpellier

Présentation de l'opération.

L'opération dénommée Château Le Lez s'inscrit en centre ville, dans la Z.A.C. des Berges du Lez, en bordure d'Antigone et en vis à vis direct de vastes espaces boisés naturels où coule la rivière du Lez.

Le cahier des charges de la Z.A.C. insiste sur le rôle charnière de ce futur secteur pris entre densité et nature. Ainsi les futurs immeubles devront, par leur architecture, assurer harmonieusement cette transition en insistant sur leur traitement paysager propre. Comme dans toutes les Z.A.C., l'implantation du bâtiment comme son épanelage descendant nous sont donnés.

Il ne nous reste plus qu'à travailler la matière. Une matière à fabriquer spécifiquement pour répondre à ce besoin de transition entre le béton architectonique du centre ville et l'empierrement rustique des berges de la rivière. Les façades ressembleront à du gabion. Elles seront faites de panneaux préfabriqués aux joints marqués, l'aspect extérieur sera celui de pierres brutes retenues dans un fin grillage d'inox. Les joints des panneaux comme les couleurs des pierres seront semblables aux bétons architectoniques de la Z.A.C. Antigone. L'ensemble se végétalisera spontanément comme un caméléon au contact des branches et des feuilles.

Au sol, les pierres seront plus grosses, plus massives pour marquer le socle. Les rez-de-chaussée ressembleront à un jardin de rocailles habillées de plantes, notamment coté Est dont les renflements en debord de la façade habitent les stationnements de l'immeuble. Les ouvertures seront savamment aléatoires de façon à faire vibrer la matière en dehors de tout présupposé géométrique, le langage urbain par excellence.

L'immeuble fera face d'un côté à la rivière du Lez, et de l'autre à un double alignement de platanes centenaires, internes à l'opération. Les balcons s'y glisseront et souligneront le mouvement des fenêtres. Il s'agira de planches de béton de tailles différentes selon la nomenclature des logements.

Encastrées à même le sol, le sol de votre balcon, des plantes grimpantes, fleurissantes et aromatiques du type Punie granatum, lauriers fleurs et/ou autres romarins rampants y surgiront. Les garde-corps seront le plus naturel possible. Il s'agira d'un remplissage de tiges de châtaignier reliées par fil d'inox sur ossature inox. En fait, une sorte de simple clôture de jardin revisité en garde corps. Côté Lez, une dizaine de balcons s'élanceront dans les arbres : il s'agira de boites de bois, de cabanes, de séjours d'été, question de point de vue, d'une surface d'une quinzaine de m2, reliées au bâtiment par passerelles.

Dedans vous pourrez contempler la falaise l'immeuble qui pousse. Dernier détail, la fenêtre de votre cuisine : tous le monde cultive du thym, du basilique , du persil et romarin ; ici vos plantes aromatiques pourront être plantées à même la façade. Pour vous servir, il suffira d'ouvrir la fenêtre et de se servir coté mur. La mise au point de la façade, végétation comprise, a nécessité de nombreuses études.

Elle a fait l'objet d'un avis technique expérimental délivré par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment. En poussant plus loin les recherches, nous avons découvert que cette technique de pierre sèche devançait largement les nouvelles normes concernant le confort d'été ; ainsi il ne sera pas nécessaire de climatiser les logements en période chaude. Dans le jargon technique on pourrait dire de l'immeuble qu'il s'agira là d'un bel exemple d'architecture bio-climatique aux façades à forte inertie, à caractère pariéto-dynamique. Un peu plus loin, on a aussi réalisé que les façades disposaient d'un coefficient d'absorption acoustique énorme. Cela pourrait servir à amortir les bruits d'un balcon à l'autre.

Auteurs :

     Edouard François - architecte

     Sébastien Duron, Hervé Potin, Marika Lemper, Cédric Martenot : collaborateurs

Programme : 64 logements et 47 parkings, 4 300 m2 SHON - 21 MF

Maître d’ouvrage : SCI Le Lez Vert - Pragma

Architecte : Édouard François

Équipe de conception projet : Duncan Lewis, designer ; Sébastien Duron,

Hervé Potin architectes

Équipe d’exécution : Marika Lemper architecte ; Véronique Chaunu et José Reis de Matos designers

Economiste : Fabrice Bougon

Botaniste-conseil : Patrick Blanc

Paysagiste-conseil : Eric Ossart

Maître d’œuvre d’exécution : Christian Labrousse (ATC)

Voici également une autre réalisation de cet architecte très atypique dans le paysage français, il s'agit d'un immeuble qui se trouve dans la ZAC d'Asnieres (haut de Seine). L'immeuble est végétalisé par tous les balcons sont ornés de vastes pots en béton ductal formant garde-corps. Ces pots sont plantés de bambous et donnent aux habitants l'illusion en regardant par leurs fenetres de disposer d'un jardin particulier. Vraiment à voir quand on passe dans le coin.

 

Il s'agit de logements sociaux “Tower flower“ - Les Jardins de Saussure à l'angle des rues Stéphane Grappell et de la rue Albert Roussel, ZAC Porte d'Asnières, Les Hauts de Malesherbes, Paris 17e