Montpellier Histoire & Photos

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Moïse par Michel Ange devant l'entrée de la Bibliotheque Municipale de MONTPELLIER 

 

Copie de la sculpture se trouvant à l'église Saint Pierre aux liens de Rome.Scuplture mise en place le 05 Août 2000. En fait la statue actuelle n'est plus à la même place que celle que l'on voit sur la photo car elle a bougé d'environ 5 mètres en avant (07 février 2001), maintenant on la voit encore mieux. 

 

Cette sculpture a été exécutée en 1515-1516 par Michel Ange. Et voici la sculpture originale qui va bientôt être restaurée. On peut suivre sa restauration via une WebCam c'est ici sur le site Web http://www.progettomose.it/

 

 

 

Michelangelo (ou Michelangiolo) Buonarotti est né à côté d'Arezzo en 1475. Il est mort à Rome en 1564. À sa treizième année, son père, Ludovico, fonctionnaire de la cité de Florence, par ailleurs lié aux Médicis, le place en apprentissage chez le peintre Domenico Ghirlandaio, où il reste deux ans ; il étudie ensuite à l'école de sculpture du jardin Médicis de la place Saint-Marc et réalise vers 1490 une œuvre inspirée de la statuaire antique, le Combat des Lapithes et des Centaures. Il commence à fréquenter le palais de Laurent le Magnifique, où il a l'occasion de rencontrer Jean de Médicis, qui a le même âge que lui et qui deviendra pape sous le nom de Léon X, et Jules de Médicis, fils de Julien, orphelin qu'élève son oncle Laurent et qui deviendra pape sous le nom de Clément VII. À la même époque, il se lie aussi avec des penseurs et des poètes humanistes florentins. 

 

Laurent le Magnifique meurt en 1492, et les Médicis sont chassés une première fois de Florence deux ans plus tard : Michel-Ange alors se réfugie à Venise, puis s'installe quelque temps à Bologne, où il continue à étudier et à se perfectionner tout en réalisant de petites œuvres en marbre destinée à la châsse de saint Dominique. 

 

Puis il se rend à Rome, où il peut étudier à loisir un grand nombre de statues antiques et des ruines récemment découvertes. Au cours de ce premier séjour romain, il réalise entre 1496 et 1498 un Bacchus de grande dimension, une des ses rares œuvres d'inspiration païenne ; puis, entre 1498 et 1500, il sculpte une Pietà en marbre pour la basilique saint Pierre, qui se trouve toujours à son emplacement d'origine ; cette Pietà est sa seule œuvre signée, et elle est considérée comme une des plus grands chefs-d'œuvre de tous les temps. 

 

Il revient ensuite à Florence, où il réalise entre 1501 et 1504, pour la Seigneurie de Florence, un nouveau chef-d'œuvre : il a choisi cette fois son sujet dans l'Ancien Testament, et le David qu'il a fait naître du marbre, haut de plus de quatre mètres, est installé sur la place de la Seigneurie, devant le Palazzo Vecchio. Ce jeune homme musclé, au regard perdu dans le lointain et qui s'apprête à affronter un ennemi qu'il n'a jamais vu, est le symbole de l'invincibilité de la République de Florence. 

 

À la même époque, on lui commande une grande fresque pour une salle du Palazzo Vecchio, qui doit célébrer la Bataille de Cascina, mais il n'a apparemment jamais mené cette tâche à son terme. Puis il peint le premier de ses tableaux qui nous soient parvenus, une Sainte Famille ronde dans laquelle il traite son sujet comme s'il s'agissait d'une sculpture. 

 

En 1505, le pape Jules II, qui est monté sur le trône de saint Pierre deux ans plus tôt, l'appelle à Rome et lui propose deux commandes : la réalisation de son tombeau et la décoration des voûtes de la chapelle Sixtine. Michel-Ange consacre alors le plus clair de son temps à ces deux tâches, passant de l'une à l'autre au gré des humeurs du pape. Le tombeau, qui doit être placé dans la nouvelle basilique saint Pierre, encore inachevée, et comporter plus de quarante statues, lui demande trente années de travail : il se rend à Carrare pour y sélectionner les plus beaux marbres, revient à Rome pour travailler au plafond de la Sixtine, se remet à l'ouvrage, l'interrompt à nouveau, et se résout en définitive à ne pas donner à ce projet l'ampleur prévue au départ ; mais, tel que nous pouvons le voir aujourd'hui, même si certaines de ses parties se trouvent à Paris, d'autres à Florence, d'autres encore à Rome, ce tombeau est un chef-d'œuvre presque absolu, avec notamment la figure centrale du Moïse tenant les tablettes des Dix Commandements. 

 

Le plafond de la chapelle Sixtine est une autre merveille, réalisée de 1508 à 1512, et qui a nécessité des prodiges d'acrobatie et de patience ; couché sur le dos au sommet d'un gigantesque échafaudage, Michel-Ange peint sans relâche : dans la partie centrale de la voûte se déroulent des scènes tirées de la Genèse, avec notamment la Création d'Adam ou le Déluge ; tout autour se succèdent, en alternance, des prophètes ou des sibylles, des personnages de l'Ancien Testament ou des ancêtres de Jésus-Christ. 

 

En 1515, Michel-Ange revient une nouvelle fois à Florence. Cette fois-ci, c'est en tant qu'architecte qu'il est sollicité : on lui demande de dessiner la façade de l'église San Lorenzo, mais ce projet n'est pas réalisé. Il commence la construction, vers 1520, de la bibliothèque laurentienne, attenante à San Lorenzo, qui ne sera achevée que des décennies plus tard. Puis il commence les travaux d'aménagement de la chapelle funéraire des Médicis ; il place face à face les tombeaux de Laurent et Julien de Médicis : sous les statues représentant les deux princes, il place respectivement les allégories de l'Aube et du Crépuscule, et celles du Jour et de la Nuit. 

 

En 1534, voilà Michel-Ange de retour à Rome, où il exécute, en 1536, sur le mur du fond de la chapelle Sixtine, la plus grande fresque de la Renaissance. Le Jugement dernier présente le Christ triant le bon grain de l'ivraie : à gauche, les élus montent vers le paradis, tandis que les damnés, à droite, tombent vers l'enfer. 

 

On lui confie ensuite des travaux d'architecture : il élabore un projet pour la transformation de la place du Capitole, qui ne sera pas réalisé avant 1550 et qui ne sera achevé qu'au XVIIe siècle. En 1546, il est nommé architecte en chef des travaux de construction de la basilique saint Pierre : abandonnant le projet initial, il construit le dôme et la partie extérieure entourant l'autel selon ses propres conceptions. 

 

Lorsqu'il meurt, en 1564, il nous laisse en héritage quelques uns des plus grands chefs-d'œuvre de toute l'histoire de l'art, auxquels il faut ajouter les nombreux poèmes qu'il a composés, et qui ne constituent pas forcément la partie la moins intéressante de ses travaux. 

©KEMPENAR