Montpellier Histoire & Photos

8éme ville de France - 500 descriptions - 700 photos

Depuis 1999

OPÉRA Comédie - Théâtre Municipal

 

Avant le théâtre que vous voyez sur cette photo, il y avait au même emplacement un théâtre qui a brûlé deux fois la première dans la nuit du 17 au 18 décembre 1785 (par le fait de machinistes qui allaient graisser des poulies) et ensuite en 1881. Le premier théatre fut bâti en 1755 par J-Ph Mareschal (également connu pour avoir réalisé les jardins de la Fontaine à Nîmes) qui s'inspira du théatre des comédiens du roi de Paris. Après le premier incendie on se hata de le reconstruire et il réouvrit le 01 octobre 1787.

 

La première reconstruction est due aux architectes J.Donnat d'Alés (gendre de l'architecte Montpelliérain Giral) et S.N Lenoir de Paris, aussi connus pour la construction de la salle du boulevard Saint- Martin à Paris. C'est en 1721 que l'académie de musique est créée. C'est par la volonté du Duc de Richelieu que Montpellier se dote d'un théatre. Celui-ci s'installe à Montpellier en 1752. et c'est lui même qui choisit l'enplacement de cette nouvelle construction. La première pièce joué dans le premier théatre fut Pyrame et Thisbé. Le premier opéra “Dafné“a été joué en 1597 à Florence en Italie, écrit par Jacopo Peri (1561 Rome) , attaché à la cour des Médicis surnommé le Zazzerino à cause de ses cheveux roux.

 

Après avoir brûlé une seconde fois en 1881, on le reconstruit rapidement (la première pierre fut posée le 14 juillet 1884 ) pour l'inaugurer le 1er Octobre 1888 en présence du Maire de la Ville, Mr Laissac. C 'est l'œuvre de Joseph-Marie Cassien Bernard, inspecteur des travaux de l'opéra de Paris et collaborateur de Charles Garnier (architecte de l'Opéra Garnier à Paris). 4 ans de travaux furent nécessaire. La premiére pièce de théatre joué fut “Les Huguenots“ de Meyerbeer lors de l'inauguration le 1er octobre 1888, et elle sera reprise, en 1988 pour commémorer le centenaire . Ensuite à partir de 1899, aussi étonnant que cela paraisse, la salle servit pour des combats de boxe, des spectacles de magie, des soirées de charitée.

 

Les sculptures dominant la place de la Comédie sont d' Injalbert et de Baussan. Il manque 4 statuettes isolées sur chaque côté de l'horloge (on les aperçoit sur une vieille photo). Elles représentaient symboliquement le Chant, la Poésie, la Tragédie et la Comédie. Les scuptures de la façade arrière sont réalisées par Avinaud, celles du boulevard Victor Hugo par Coste, celles de la rue des Etuves par Jullian et celles de la façade principale par Baussan.

 

Le décor du plafond circulaire de la salle principale est d'A.Durbec, d'Ernest Michel pour les peintures du foyer public, la voie lactée, et pour le grand escalier, allégories du Jour, de la Nuit et de l'Aurore.

 

Le choix de doter Montpellier d'un théâtre est du à Louis Armand Vignerot du Plessis, Duc de Richelieu, nommé en 1745 " Premier gentilhomme de la chambre chargé des spectacles", qui sera l'instigateur du projet de construction d'un théâtre. Il fit de même pour la Ville de Bordeaux.

 

Juste à côté, sur l'emplacement de l'actuel monoprix (ex café de France) s'élevait au 12 éme siècle l'hôpital Saint Eloi aussi appelé Notre Dame-d'Obilion (d'ailleurs il y a une rue Obilion non loin de là). Il fut rasé aux cours des guerres de religion ; les protestants se servirent des matériaux pour construire en 1622 un bastion protégeant la porte de Lattes qui se trouvait alors juste devant le théâtre actuel.

 

Image de gauche : le premier théâtre après le 2 éme incendie. des valets de théâtre auraient mis le feu en graissant des machines.

 

Cassien-Bernard est également un des architectes du Pont Alexandre III se trouvant à Paris. La première pierre de ce pont est posée le 7 octobre 1896, en présence du tsar Nicolas II et du président de la République Félix Faure. Il célèbre l'amitié franco-russe, décidée peu avant par Alexandre III (à qui le monument est dédié) et le président Carnot, dans le but avoué de faire contrepoids à la puissante Allemagne.

 

Ce pont est représentatif de l'art décoratif et de l'architecture exubérante de la IIIème république. Entièrement métallique, il sera construit en trois ans seulement, de 1897 à 1900, par l'ingénieur Jean Résal et les architectes Cassien-Bernard et Gaston Cousin.

 

Il est l'un des premiers édifices "préfabriqués" au monde, ses composants ayant été fondus et forgés dans les usines du Creusot, puis transportés par péniches avant d'être montés par une immense grue qui recouvrait toute la largeur de la Seine. Le pont possède, sur toute sa longueur, une décoration en fonte destinée à faire contrepoids. Il a construit au plus près du fleuve pour abaisser le niveau de gravité.

 

Les guirlandes de coquillages et de flore marine suspendues sous la corniche permettent d'équilibrer l'ensemble. Les grandes clefs de voûte, ornées de décorations en cuivre, symbolisent l'alliance franco-russe. Les Nymphes de la Seine, à l'aval, portent les armes de Paris, et, à l'amont, les Nymphes de la Néva, celles de la Russie. Elles sont l'œuvre de Georges Récipon, créateur du Quadrige du Grand Palais.

 

Meyerbeer - Berlin, 5 septembre 1791 / Paris, 2 mai 1864.

 

Issu d'une riche famille juive de Berlin, Meyerbeer étudie avec Lauska et Clementi, puis avec Zelter et Anselm Weber pour la composition, enfin avec l'abbé Vogler, qui achève de le former. Ses premiers opéras sont un échec, à Berlin comme à Vienne. En 1816, il se rend en Italie, où il a la révélation de la musique de Rossini. Il écrit alors six opéras italiens, dont le dernier, Il Crociato in Egitto, représenté à Londres puis à Paris, lui assure la célébrité dans toute l'Europe. En 1827 Meyerbeer commence une fructueuse collaboration avec Scribe. Leur première oeuvre commune, Robert le Diable, est créée à Paris en 1831 avec un immense succès. Avec les six autres oeuvres écrites pour la capitale française (dont L'Africaine, créée après la mort de son auteur, en 1865), Meyerbeer a fixé pour longtemps les canons du « grand opéra » et s'est assuré tout au long de sa carrière le prééminence dans ce genre : le jeune Wagner l'imitera servilement avant de s'en affranchir ; Verdi lui-même devra se soumettre aux règles dramatiques qu'il avait fixées, lorsqu'il écrira pour Paris. La carrière française du compositeur, seulement interrompue par un séjour à Berlin, d'ailleurs malheureux, de 1842 à 1848, fait montre d'une remarquable longévité. Pourtant, après sa mort, sa renommée fut très rapidement éclipsée, en particulier par Wagner, et ses oeuvres ont peu à peu disparu du répertoire. Le disque et quelques trop rares reprises ont cependant évité à ses oeuvres de tomber dans un complet oubli, et permis au public moderne de mieux prendre la mesure de son importance dans l'évolution des procédés dramatiques et dans l'histoire de l'opéra.

 

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