Montpellier Histoire & Photos

8éme ville de France - 500 descriptions - 700 photos

Depuis 1999

Bernard Guido (.....-1208)

 

Bernard Guido n'est pas très connu à Montpellier, pourtant il fut le Saint Vincent de Paul du 12 éme siècle. Né d'une famille noble et riche, il créa l'hôpital du Saint Esprit principalement destiné à s'occuper de toutes les misères mais plus spécialement de recueillir les enfants abandonnés et Dieu sait qu'il y en avait énormément à cette époque, les moyens de contraception étant pratiquement inexistant en ce temps là.

 

Le pape Innocent III (celui qui lança la croisade contre les cathares hérétiques) l'appela pour fonder un hôpital basé sur le modèle Montpelliérain. Il mourut à Rome en 1208. Dernièrement les travaux du tramway ont permis de mettre à jour, l'église de l'ordre du Saint Esprit. Elle se trouvait juste devant le Corum de Montpellier.

 

Guillaume Rondelet (1507-1566) 

 

c'était un pote à Rabelais et c'est pour cela que figure le nom de Rondibilis dans un des ouvrages de Rabelais à savoir Panurge ou rondibilis est un médecin. Rondelet est effectivement médecin et naturaliste, il publia une Histoire des Poissons.

 

La Peyronnie (1678-1747) 

 

Il fut le Chirurgien de Louis XV et participa à la bataille de Flandres. Membre de l'académie des sciences il fonda l'académie de chirurgie de Paris. Il fut l'initiateur de l'amphithéâtre de Saint Come qu'il paya de ses deniers. Il habitait dans la grand Rue à l'angle de la rue En Gondeau ou on aperçoit encore de nos jours de fenêtres de style médiéval. On trouve sa statue à l'entrée de la faculté de médecine, en compagnie de Barthez. Un hôpital porte son nom.

 

Pagezy David Jules (1802-1882) :  

 

Cet homme contribua fortement à moderniser Montpellier en rénovant de nombreux bâtiments, en ouvrant des voies nouvelles (rue Foch), l'aménagement du quartier de la Gare, et c'est pour cela qu'une rue de ce quartier porte son nom. Il fut aussi Président de la Chambre et du tribunal de commerce. Il commença sa carrière politique en étant élu conseiller général de l'Hérault en 1847 réélu aussi en 1852, date à laquelle il accéda au poste de Maire de Montpellier. On lui doit aussi le captage de l' eau potable de la source du Lez, ce captage venant renforcer le captage venant de Saint Clément en cheminant par l'aqueduc des Arceaux. C'est en 1934 qu'une partie de la voie qui s'appelait " Le Cours aux fillettes" fut dénommée Pagézy. En 1807 elle était encore appelée rue Goulard du nom d'un propriétaire riverain. La rue du Cours des fillettes était aussi appelée la rue de la Bonne Carrière probablement en l'honneur des activités de racolage.....

 

Saint Roch ( 1295-1327) 

 

A vingt ans (ce qui était âgé à cette époque) Saint Roch étant en possession d'une grande fortune, la distribua ainsi que ses biens aux pauvres et revêtit l'habit de pèlerin afin de servir les miséreux. C'est lors de la peste d'Aquapendente près d'Orvieto en Toscane qu'il prit son "aura" du fait de son énorme dévouement ; (la ville d' Aquapendente en Italie est plus connu pour son concours "Les Pugnaloni" du plus beau panneau de pétales de fleurs, auquel participe toute la population).

Rentrant vers sa ville natale encore en guerre, il fut pris pour un espion et arrêté au carrefour d'em camburat en haut de la rue du Pila Saint gély. On l'emprisonna et il mourut. Les habitants prirent conscience de ses bienfaits et voulurent racheter leur faute en le célébrant. Une cotisation populaire eu lieu afin d'obtenir les fonds dans le but de construire une église honorant sa mémoire. Ce fut fait entre 1860 et 1867 par J.Cassan, Architecte. Toutefois elle resta inachevé puisqu'il lui manque les 2 flèches latérale (on le voit bien sur la photo de l'église) . Saint Roch est toujours célébré le 16 août de chaque année.

 

Arnaud de Villeneuve (1235-1311) 

 

Il fut un des Médecins et chimiste le plus estimé de son époque et l'un des hommes les plus savants du XIIIème siècle, il découvrit en compagnie de Roger Bacon, Raymond Lulle, les acides muriatiques, nitrique (l'acide nitrique sert notamment dans la fabrication d'engrais, nitrate d'ammonium, d'explosifs nitrocellulose, dynamite, tolite), de colorants (nitration), l'acide sulfurique, l'essence de térébenthine ainsi que le procédé pour extraire l'alcool. Il étudia les alliages également.

 

Il mourut en 1314 en se rendant à l'invitation du pape Clément V. Il connaissait l'Arabe en plus de l'hébreu, du grec et du latin, car à cette époque c'était indispensable à qui voulait connaître la médecine. Quand il publia ses thèses, il fut aussitôt accusé d'hérésie par l'église, et garda la vie sauve au fait qu'il avait soigné le pape de sa lithiase biliaire. Cependant il dut partir à Naples où il mourut après avoir acquis une grande renommée.

Il rompit avec les habitudes médicales et conseilla aux médecins débutant de se baser sur l'observation et l'expérience le tout en gardant raison. C'était très novateur à cette époque. Il est à noter aussi qu'il entrepri également la fabrication de "l'or" très en vogue à cette période. Un hôpital porte son nom.

 

Gui de Chauliac (1320-....) 

 

Considéré comme le père de la chirurgie moderne du XlVe siècle, il fut le médecin du pape Urbain V. On a de lui un traité de chirurgie " la Chirurgica Magna" (la Grande Chirurgie qui sera l'ouvrage de référence en chirurgie et anatomie pendant 4 siécles). Lors de la terrible peste de 1548 il se dévoua aux autres intensément. Né en 1320 il mourut à la fin de son siècle. Plus de renseignements bientôt. Un hôpital porte son nom.

 

 Pierre Chirac (1650-1732) :  

 

encore un médecin. Il partit au secours de l'armée de Catalogne en 1692, décimée par une maladie épidémique très courante en cette période. La confiance du duc d'Orléans lui permit d'obtenir la surintendance du jardin des Plantes à Paris (Muséum d'Histoire Naturelle). Plus tard il obtint le titre de médecin de Louis XV. Il possédait à Montpellier un hôtel à l'angle de la rue Embouque d'or et rue de la vieille aiguillerie.

 

Broussonnet (1791-1807) 

Naturaliste renommée, il prit la place de Daubenton au collège de France et à l'école vétérinaire. C'est lui qui introduisit les moutons et chèvres d'Angora, bien plus fournis en laine que les moutons nationaux. Il découvrit aussi l'arbre qui produit la résine sandaraque très utile dans la composition des vernis, peintures. Il pris la méthode de classification du suédois Carl von Linné (1707-1778) botaniste suédois connu grâce à ses ouvrages Systema naturae, de Genera plantarum et de Species plantarum, qui servent encore de base à la nomenclature binomiale pour nommer les végétaux.

 

Paul Barthez ( 1734-1806) 

Il fut docteur à 20 ans, à 22 ans il fut le médecin d'une armée et à 25 ans il obtint une chaire de médecine dans sa ville ou ses succès furent si éclatant qu'il fut appelé par le roi obtenant la dignité de conseiller d'État. On trouve sa statue à l'entrée de la faculté de médecine à côté de celle de la Peyronnie.

 

Cambaceres (1753-1824) 

Fils d'un conseiller à la cour des aides, il lui succéda et pris sa charge. Nommé Député il brilla par ses connaissances juridiques. Ses qualités lui permirent de devenir Archichancelier, prince de l'empire, duc de parme. Il prit part à la rédaction du code Civil. Son hôtel se trouve sur la place de la Canourgue à Montpellier.

Plus d'infos sur Cambacérés en allant sur ce site

 

Alexandre Charles Germain (1807 à Paris - 1887) 

Arrivant de paris à l'âge de 29 ans, il occupa une place de professeur à la faculté des lettres montpelliéraines. Il se passionna pour sa nouvelle ville a un point tel qu'il étudia tous les documents et archives de la ville pouvant éclairer sa soif de culture dans le domaine de l'histoire montpelliéraine. Cette tache dura 47 années et lorsqu'il mourut il légua l'ensemble de ses manuscrits à la ville. La ville reconnaissante changea le nom de la rue de l'ancienne école en rue Germain. Un dépôt de livres porte son nom dans l'actuelle bibliothèque centrale Gutemberg située dans l'ancien collège des jésuites.

 

Le sculpteur Injalbert (1845-1933) 

Jean Antoine Injalbert est né le 23 Février 1845 à Béziers. Il est le fils d'Antoine Injalbert, tailleur de pierres, et de son épouse, Élisabeth Alicot, qui meurt 10 jours après la naissance de l'enfant. Jean Antoine sera élevé par la nourrice, Madame Bourrelet, et par Rose Injalbert, sa grand mère. Après ses études primaires, l'enfant suit son père sur ses chantiers. En 1861, il entre comme tâcheron chez le sculpteur ornemaniste Paul Théodore, et réalise sa première œuvre : le tympan de la chapelle du Bon Pasteur à Béziers. Il suit, le soir, les cours de dessin du peintre Roudès, portraitiste, et rencontre Alexandre Oliva, sculpteur.

En 1864, il va à Paris et travaille chez un ébéniste du Boulevard Voltaire. En 1866, admission à l'école des Beaux Arts, et en 1867, entrée à l'atelier de sculpture de Augustin Dumont (bourse de la ville de Béziers). 1868 : premières oeuvres. 1870 : après la déclaration de guerre, Injalbert retourne à Béziers et s'enrôle dans les Mobiles de l'Hérault pour la défense de Paris. Admis au concours de Rome.

Le 20 Janvier 1933, mort de l'artiste. 11 Décembre 1934, don de l'ensemble de l'atelier du Boulevard Arago à la ville de Béziers, par la veuve de l'artiste. 25 Octobre 1935, mort de Louise Injalbert qui lègue la Villa Antonine à la ville.

Le sculpteur Injalbert a signé un nombre important de statues lors de la période du second Empire et aux premières décennies de la troisième république :

A Paris

• Palais de Justice, boulevard du Palais : sur la tour, à gauche coté quai des orfèvres le bas relief du cadran solaire est de lui, il se nomme "le temps et la justice".

• Au Jardin des Tuileries, sur l'esplanade contiguë à la rue de Rivoli se trouve un vasque supporté par un faune (fin 19éme) d'Antoine Injalbert.

• La nouvelle Sorbonne rue des écoles : devant l'attique se dressent 8 statues allégoriques, la première est de lui, elle se nomme "La Chimie".

• Jardin du Luxembourg 15 rue de Vaugirard : Statue représentant Gabriel Vicaire en allant vers la rue Guynemer.

• Musée d'Orsay : sur la corniche surchargée d'ornements de ce lourd édifice inaugurée le 14 juillet 1900, trois figures représentent 3 villes de France, Bordeaux, Toulouse, et Nantes par Injalbert.

• Place Saint Augustin : au sommet de l'immeuble du cercle Militaire construit en 1927, quatre statues de soldats, dont une d'Injalbert.

• Petit Palais : sur le fronton statue dénommée " la Ville de Paris protégeant les arts".

• Manufacture des Gobelins : sur la façade les 4 cariatides sont de lui.

• Pont Mirabeau : sur ce pont figure les 4 bronzes de divinités marines sont de lui.

• Pont de Bir-Hakeim : statues représentant l'Électricité et le Commerce.

A Montpellier

• Opéra Comédie : sculptures dominant la place de la Comédie.

• Esplanade du PEYROU : La statue de gauche représente l'Amour domptant la force et celle de droite la Force domptant l'Amour. Elles sont signées A.Injalbert et ont été mises en place dans l'année 1883. Elles ont remplacées 2 statues de bronze données le 21 août 1876 par M.Washington, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux Arts.

Préfecture de l'Hérault : Sur le devant de la façade de la préfecture on peut voir une sculpture d'Injalbert qui domine des sculptures de Baussan.

 

Louis XIII le Juste  

(Fontainebleau 1601 - Saint-Germain 1643), roi à partir de 1610 . Fils d'Henri IV, Louis XIII n'a que neuf ans lors de l'assassinat de ce dernier. Sa mère, Marie de Médicis, assure la régence (en s'appuyant sur des conseillers italiens, les Concini) et doit faire face à une révolte nobiliaire, qui est difficilement matée. En 1617, avec l'aide de son ami, le duc de Luynes, le jeune roi décide d'écarter la régente des affaires du royaume et fait exécuter Concino Concini. Quatre ans plus tard, réconcilié avec sa mère, Louis XIII accepte de prendre comme conseiller Armand de Richelieu, évêque de Luçon, l'un des favoris de celle-ci. Une longue collaboration politique commence alors entre le brillant ecclésiastique et le souverain taciturne, mais aux grandes qualités intellectuelles. Ils ont la même conception d'un pouvoir royal fort et centralisé, apte à lutter contre tout ce qui peut le mettre en péril. La prise de Montpellier en 1622 et de La Rochelle en 1628 marque la fin des privilèges politiques et militaires dont jouissaient les protestants (mais ils conservent la liberté de culte). Contre les nobles rebelles ou fomenteurs de complots, la justice de Richelieu est impitoyable (exécution de Cinq-Mars en 1642). Elle l'est tout autant contre les paysans révoltés, qui sont massacrés ou mutilés (mouvements des croquants du Sud-Ouest en 1636-1637, des va-nu-pieds de Normandie en 1639, etc.). L'histoire du règne se confond enfin avec celle des nombreuses guerres qui sont menées contre les autres puissances européennes : en 1629, contre la Savoie et l'Espagne, afin d'empêcher la constitution d'un vaste territoire faisant la jonction entre les Habsbourg d'Espagne (en Italie) et les Habsbourg d'Autriche ; à partir de 1635, indirectement, puis directement, dans le cadre de la terrible guerre de Trente Ans.

Mais ces événements politiques et militaires ne doivent pas occulter les changements qui commencent à se faire jour dans le royaume : émergence d'une riche bourgeoisie d'affaires qui accède à certaines fonctions politiques, ouverture vers le monde par des encouragements donnés aux entreprises coloniales (Canada, Antilles), création d'un corps de hauts " fonctionnaires ", les intendants. Le pays n'en reste pas moins essentiellement rural, et, pour les paysans, l'existence, rythmée de disettes, de collectes d'impôts, de passages de troupes, d'épidémies, se révèle très précaire.

 

Zuccarelli Jean : avocat devenu maire de Montpellier le 20 novembre 1937 à la suite de Paul Boulet, professeur à la faculté de médecine qui lui était Maire depuis le 19 mai 1935. Lors du régime de Vichy, il n'hesite pas à démissionner pour être remplacer par Paul Rimbaul alors 1er président de la cour d'appel qui reçoit Pétain et Franco le 13 février 1941. Zuccarelli retrouvera sa place de Maire après l'élection du 26 avril 1953.

 

Urbain V(Guillaume de Grimoard ). 

(château de Grizac, Lozère, v. 1310 - Avignon, 1370 ). Pape français (1362 -1370 ).

Après des études de droit et de théologie, Guillaume de Grimoard prit l'habit de bénédictin au monastère de Saint-Sauveur-de-Chirac (au sud de Marvejols ). Professeur de droit canon à Montpellier et à Avignon, il devint abbé de Saint-Germain-d'Auxerre (1352 ) et de Saint-Victor-de-Marseille (1361 ). Chargé de diverses légations diplomatiques au service du Saint-Siège, il fut élu pape en septembre 1362. D'Avignon, il revint à Rome, malgré l'opposition de la France, pour rétablir la papauté. Il regagna Avignon après la révolte de Pérouse.

 

Frédéric Bazille 

 

 

Baron FABRE (peintre français (Montpellier 1766 - id. 1837)

 

Fils d'un peintre sur faïence, élève de Vien puis de David, il devient pensionnaire de l'Académie de France à Rome, où il obtient le premier prix (1787). En 1793, Fabre s'exile en Italie et s'installe à Naples avant de rejoindre son père et son frère à Florence. Il y fait alors deux rencontres décisives: le poète Vittorio Alfieri et sa femme, la comtesse d'Albany, veuve de Charles-Édouard Stuart, le prétendant au trône d'Angleterre. À la mort d'Alfieri (1803), Fabre devient le chevalier servant de la comtesse qui en fait son héritier en 1824. De retour à Montpellier, il fonde un musée en 1825, à qui il lègue ses collections de peintures et d'objets d'art. Après l'octroi du titre de baron par Charles X,Fabre reste jusqu'en 1837 conservateur de musée et directeur de l'École des beaux-arts. Profondément influencé par le néoclassicisme, Fabre est surtout connu pour les portraits de ses parents, de ses amis, des familiers de la Casa Alfieri, de la famille de Lucien Bonaparte et des généraux français en Toscane. La figure du sculpteur Antonio Canova (1812, musée Fabre), les portraits d'Alfieri et de la comtesse d'Albany, l'Autoportrait de 1835, comptent parmi les plus belles oeuvres du genre. Admirateur de Raphaël, il a également réalisé des peintures d'histoire où il fait preuve d'un académisme un peu glacé, tandis que la forte influence de Poussin se retrouve dans ses paysages d'Italie.

 

Rondelet

 

Chancelier de la faculté de médecine de Montpellier, il y créa le premier théâtre d'anatomie de France. Guillaume Rondelet symbolise l'esprit encyclopédique et le renouveau de l'Université montpelliéraine. Portrait d'un honnête homme. "Des pauvres gens je ne prends rien, des gens étoffés, rien ne refuse". Ainsi s'exprime l'une des figures les plus attachantes parmi les médecins de la Renaissance à Montpellier, Guillaume Rondelet. L'homme était d'un physique plutôt ingrat : petit, trapu, la bouche lippue, une tête massive au front bombé. Mais, ses yeux gris pétillants de malice. sa voix chaleureuse, son caractère jovial en faisait un bon compagnon de fêtes comme aurait pu en témoigner son condisciple François Rabelais et même un sacré séducteur, si l'on en juge ses deux mariages avec de fort belles personnes : Jeanne Sandre et Typhaine de la Croix. Pourtant, ce n'est pas son goût de la bonne chère qui le rendit célèbre mais son appétit d'apprendre : l'anatomie, les médicaments, la botanique, la zoologie. Il ingurgita, tout au long de sa vie, avec un appétit tout rabelaisien, ces matières encore nouvelles pour son époque et devint un grand esprit encyclopédique. Mais revenons au début de son histoire. Il naît à Montpellier en 1507, rue des balances aujourd'hui rue Saint Guilhem. Son père Jean est un honorable marchand-épicier. Sa prime enfance est marquée par une santé fragile et par la perte de ses parents. C'est son frère aîné, apothicaire de son état, qui l'élève. A dix huit ans il part à Paris pour finir ses études. Mais le jeune étudiant est pauvre. Il s'engage comme précepteur chez le vicomte de Turenne. Là, il rencontre Jean Gonthier d'Andernach qui l'initie à l'anatomie. Devenu médecin en 1534, il voyage avec le cardinal de Tournon ambassadeur du roi en Italie. De retour à Montpellier, Rondelet est désigné chancelier à l'unanimité par ses pairs, fonction à laquelle il se consacre avec fougue. Il obtient du roi Charles IX des lettres patentes garantissant l'autonomie de l'Université montpelliéraine. Il construit dans la cité languedocienne le premier amphithéâtre d'anatomie en France. Un amphithéâtre qui sera désaffecté sous la Révolution. Anatomiste, botaniste et zoologue Dans le domaine scientifique il écrit sur l'ophtalmologie, la pédiatrie, la gynéco obstétrique, il isole l'agent responsable de la gale. En tant que thérapeute, il consacre une large partie de ses ouvrages à la thérapeutique par les plantes et rendit obligatoire pour les étudiants les séances d'herborisation. Père de la démarche anatomo-pathologique, c'est-à-dire la démarche de confronter le diagnostic posé du vivant et la constatation des lésions post mortem, Guillaume Rondelet sollicite plusieurs membres de sa famille, dont sa première femme et sa belle sœur, pour être disséqués après leur mort. Il fait la même demande à son collègue Fontanon à l'agonie. Pourtant, la vraie passion de Rondelet, ce sont les poissons. Il les étudie partout en Europe au cours de ses voyages et décrit plus de 300 espèces dont certaines seront redécouvertes trois siècles plus tard. Il leur consacre plusieurs ouvrages dont "L'histoire entière des poissons" qui le rend universellement célèbre. En juillet 1566, lors d'un voyage à Toulouse pour plaider un mauvais procès, il se fatigue, a très chaud, mange trop de figues, attrape la dysenterie et meurt à l'âge de 59 ans. Il est pleuré par tous, étudiants, collègues, malades. On dit même que les carpes de ses bassins versèrent une larme. Mais ceci appartient à une autre histoire, celle des grands enfants qui croient aux légendes.