Montpellier Histoire & Photos

8éme ville de France - 500 descriptions - 700 photos

Depuis 1999

Le sculpteur Jean Antoine Injalbert, (1845-1933)

 

Jean Antoine Injalbert est né le 23 Février 1845 à Béziers. Il est le fils d'Antoine Injalbert, tailleur de pierres, et de son épouse, Élisabeth Alicot, qui meurt 10 jours après la naissance de l'enfant. Jean Antoine sera élevé par la nourrice, Madame Bourrelet, et par Rose Injalbert, sa grand mère. Après ses études primaires, l'enfant suit son père sur ses chantiers. En 1861, il entre comme tâcheron chez le sculpteur ornemaniste Paul Théodore, et réalise sa première œuvre : le tympan de la chapelle du Bon Pasteur à Béziers. Il suit, le soir, les cours de dessin du peintre Roudès, portraitiste, et rencontre Alexandre Oliva, sculpteur.

En 1864, il va à Paris et travaille chez un ébéniste du Boulevard Voltaire. En 1866, admission à l'école des Beaux Arts, et en 1867, entrée à l'atelier de sculpture de Augustin Dumont (bourse de la ville de Béziers). 1868 : premières œuvres. 1870 : après la déclaration de guerre, Injalbert retourne à Béziers et s'enrôle dans les Mobiles de l'Hérault pour la défense de Paris. Admis au concours de Rome.

Le 20 Janvier 1933, mort de l'artiste. 11 Décembre 1934, don de l'ensemble de l'atelier du Boulevard Arago à la ville de Béziers, par la veuve de l'artiste. 25 Octobre 1935, mort de Louise Injalbert qui lègue la Villa Antonine à la ville.

Le sculpteur Injalbert a signé un nombre important de statues lors de la période du second Empire et aux premières décennies de la troisième république :

A Paris

• Palais de Justice, boulevard du Palais : sur la tour, à gauche coté quai des orfèvres le bas relief du cadran solaire est de lui, il se nomme "le temps et la justice".

• Au Jardin des Tuileries, sur l'esplanade contiguë à la rue de Rivoli se trouve un vasque supporté par un faune (fin 19éme) d'Antoine Injalbert.

• La nouvelle Sorbonne rue des écoles : devant l'attique se dressent 8 statues allégoriques, la première est de lui, elle se nomme "La Chimie".

• Jardin du Luxembourg 15 rue de Vaugirard : Statue représentant Gabriel Vicaire en allant vers la rue Guynemer.

• Musée d'Orsay : sur la corniche surchargée d'ornements de ce lourd édifice inaugurée le 14 juillet 1900, trois figures représentent 3 villes de France, Bordeaux, Toulouse, et Nantes par Injalbert.

• Place Saint Augustin : au sommet de l'immeuble du cercle Militaire construit en 1927, quatre statues de soldats, dont une d'Injalbert.

• Petit Palais : sur le fronton statue dénommée " la Ville de Paris protégeant les arts".

• Manufacture des Gobelins : sur la façade les 4 cariatides sont de lui.

• Pont Mirabeau : sur ce pont figure les 4 bronzes de divinités marines sont de lui.

• Pont de Bir-Hakeim : statues représentant l'Électricité et le Commerce.

 

A Montpellier

• Opéra Comédie : sculptures dominant la place de la Comédie.

• Esplanade du PEYROU : La statue de gauche représente l'Amour domptant la force et celle de droite la Force domptant l'Amour. Elles sont signées A.Injalbert et ont été mises en place dans l'année 1883. Elles ont remplacées 2 statues de bronze données le 21 août 1876 par M.Washington, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux Arts.

• Préfecture de l'Hérault : Sur le devant de la façade de la préfecture on peut voir une sculpture d'Injalbert qui domine des sculptures de Baussan.

 

Triptyque d'Injalbert se trouvant dans la cour de la Bibliothèque (ex collège des Jésuites)

Sur le mur de gauche se trouve le triptype d'Antonin Injalbert qui fit scandale lorsqu'il fut élevé à l'entrée d'une galerie marchande en 1895 se trouvant à l'époque sur la place de la comédie.

Il fut jugé indécent. Il est installé dans cette cour depuis 1965. Avant d'être installé sur la Comédie ce triptyque fut exposé à Paris au salon du champ de Mars en 1894.

Elle a pour nom La Poésie de l'Amour dans la passion et la mélancolie. Au centre du triptyque, on voit un macaron qui représente un satyre d'expression joyeuse et malicieuse. Son regard se porte sur un jeune satyre et une nymphe qui, à force de danser se sont laissés tomber et ont de la peine à se relever.

De l'autre coté, la valse est terminée et le satyre est fatigué ne cherchant qu'à se reposer alors que la nymphe plus fougueuse et intrépide l'embrasse pour le consoler et se décide à danser encore.

 

©KEMPENAR