Montpellier Histoire & Photos

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Depuis 1999

Statue de Marsyas à coté du kiosque Bosc

 

 

 

Oeuvre de J.Villeneuve en 1904

Jacques Villeneuve est né à Bassan dans l'hérault, (ville proche de Béziers). Il est aussi l'auteur de la sculpture ornementale de la façade de la caisse d'épargne de la place Giral. Il fut l'éleve du sculpteur plus célébre qu'était Injalbert.Cette statue devait aller au musée Fabre, mais son poids important empêcha le projet. Avant d'être placée à son emplacement actuel, cette statue se trouvait dans l'allée du champ de Mars qui méne au lycée Joffre.

 

MARSYAS

Satyre phrygien. Athèna avait fabriqué une flûte à deux tuyaux pour imiter les lamentations des Gorgones pour leur soeur Méduse. Mais comme, lorsqu'elle jouait de l'instrument, son visage était déformé, elle le lança au loin en le maudissant. Or Marsyas découvrit la flûte et, nullement ébranlé par les coups que lui portait Athèna, il se mit à jouer, devenant si habile qu'il défia Apollon à un concours. La condition en était que le vainqueur ferait subir au vaincu le traitement qu'il voudrait; les Muses furent choisies comme juges. Les deux concurrents obtinrent d'aussi bons résultats, si bien qu'Apollon défia Marsyas de jouer de son instrument à l'envers - ce qui est possible pour la lyre, mais pas pour la flûte. Marsyas fut déclaré vaincu et Apollon l'écorcha vivant, le suspendant à un pin.

Son sang, ou les larmes versées par ses amis les nymphes et les satyres, donnèrent naissance au fleuve Marsyas. La flûte, qu'Apollon jeta dans le Méandre, fut trouvée à Sicyon et dédiée au dieu par Sacadas, un berger ou un musicien. A l'époque romaine, le nom de Marsyas représentait, d'une façon assez inattendue, la liberté des communautés citadines romaines (coloniae et municipia) et la juridiction qui la garantissait.

 

Poésie de José-Maria de HEREDIA (1842-1905)

Marsyas

• Les pins du bois natal que charmait ton haleine

• N'ont pas brûlé ta chair, ô malheureux ! Tes os

• Sont dissous, et ton sang s'écoule avec les eaux

• Que les monts de Phrygie épanchent vers la plaine.

•  

• Le jaloux Citharéde, orgueil du ciel hellène,

• De son plectre de fer a brisé tes roseaux

• Qui, domptant les lions, enseignaient les oiseaux ;

• Il ne reste plus rien du chanteur de Célène.

•  

• Rien qu'un lambeau sanglant qui flotte au tronc de l'if

• Auquel on l'a lié pour l'écorcher tout vif.

• O Dieu cruel ! O cris ! Voix lamentable et tendre !

•  

• Non, vous n'entendrez plus, sous un doigt trop savant,

• La flûte soupirer aux rives du Méandre ...

• Car la peau du Satyre est le jouet du vent. ©KEMPENAR

 

Dans la mythologie grecque, Marsyas, fils d'Olympos (ou d'Œagre selon certaines versions, qui font d'Olympos un simple disciple) et d'Hyagnis, est un satyre phrygien.

 

Mythe : Athéna invente la flûte , mais elle la jette dès qu'elle s'aperçoit qu'en jouer déforme son visage (Alcibiade lui fera le même reproche). Marsyas la ramasse et devient rapidement un musicien expert. Marsyas au supplice, œuvre romaine de l'époque impériale (Ier–IIe siècle) Il finit par défier Apollon, maître de la lyre. Le concours est présidé par les Muses et le roi Midas. Les Muses déclarent Apollon vainqueur. Pour punir Marsyas de sa démesure, l'Archer le fait écorcher, et jette sa dépouille dans une grotte, d'où coule une rivière, qui prendra le nom du satyre. Le Marsyas se jette dans le Méandre. Pour avoir tranché en faveur de Marsyas, le roi Midas reçoit pour sa part une paire d'oreilles d'âne. Le concours entre Apollon et Marsyas, symbole de la lutte entre les influences apolliniennes et dionysiennes de l'homme, est un sujet favori des artistes antiques.